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INVENTAIRE DES ESPECES D'ECREVISSES PRESENTES SUR LE BASSIN DE L'ALAGNON
13/10/2017

 

Inventaire des espèces d’écrevisses présentes sur le bassin versant de l’Alagnon

 

Dans l’objectif d’obtenir un état des lieux de la présence ou de l’absence des écrevisses à pattes blanches mais aussi de l’écrevisse signal sur le bassin versant de l’Alagnon, une étude a été lancée par la Fédération de Pêche du Cantal en accord avec le Syndicat Interdépartemental de Gestion de l’Alagnon et de ses affluents (SIGAL).

L’écrevisse à pattes blanches est une espèce autochtone dont le développement et la survie dépendent étroitement de la qualité des milieux. Sa présence est donc indicatrice d’un bon état écologique des cours d’eau, d’une bonne qualité physico-chimique de l’eau, ainsi qu’une bonne qualité morphologique. Cependant, l’écrevisse de Californie ou « signal », qui est une espèce dite exotique, est apparue sur le bassin versant de l’Alagnon depuis une quinzaine d’années, prenant peu à peu le dessus sur l’écrevisse autochtone.  Ceci s’explique par sa résistance aux perturbations du milieu, la concurrence qu’elle génère de part son agressivité, mais surtout par le fait qu’elle est porteuse saine d’une maladie appelée Aphanomycose, contre laquelle l’écrevisse à pattes blanches n’est pas immunisée.

Un inventaire a donc été réalisé sur 600 km de cours d’eau au sein du bassin versant de l’Alagnon. Il s’est déroulé durant la période de plus forte activité des écrevisses, de mi-juin à début octobre. Il a été mené principalement par 7 techniciens de la Fédération de Pêche du Cantal, suivant un protocole particulier comprenant notamment la désinfection du matériel avant chaque prospection pour ne pas contaminer les écrevisses autochtones potentiellement présentes, des prospections nocturnes effectuées d’aval en amont à l’aide de lampes et l’utilisation de nasses et/ou de balances dans les cours d’eau où les prospections nocturnes étaient difficiles.

Au total, sur les 600 km prospectés, les écrevisses à pattes blanches ont été observées sur 32 km de cours d’eau et les écrevisses signal ont quant à elles colonisé 91 km. Un constat alarmant qui, au-delà du simple fait d’acquérir des connaissances supplémentaires sur les milieux, servira également à développer des actions autour des populations d’écrevisses recensées : assainissement des eaux usées, restauration ou protection des berges, etc.… Autant de moyens qui permettent de restaurer la qualité des cours d’eau au sens large !