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ETUDES REALISEES PAR LA FEDERATION - ETUDES SPECIFIQUES
18/01/2018

ETUDE DE LA CROISSANCE DE LA TRUITE FARIO SUR LA GRANDE RHUE

Une gestion patrimoniale nécessite une connaissance fine des populations piscicoles pour permettre une autosuffisance de l’espèce tout en préservant l’activité pêche.

L'estimation de la croissance permet de connaître les tailles moyennes qu'atteignent les individus à chaque âge. Le but est ici de déterminer la taille qu'a une truite lorsqu'elle peut se reproduire à coup sûr pour la première fois (soit à la fin de la deuxième année pour les mâles à l'âge "1 plus" et à la fin de la troisième année pour les femelles à l'âge "2 plus"). La taille moyenne atteinte à la fin de la troisième année de vie permettra donc d'établir une taille minimum légale de capture permettant de limiter les prélèvements sur les poissons ne s'étant pas encore reproduit

            La croissance des poissons est intimement liée au milieu dans lequel ils vivent et notamment à différents facteurs environnementaux comme la température de l'eau, les ressources alimentaires, la dureté de l'eau. Ces variables sont en partie régies par l'altitude et la nature géologique des sols qui confèrent à l'eau ses propriétés physico-chimiques. La croissance peut donc être très variable au sein d'un même cours d'eau et bien évidemment d'un cours d'eau à l'autre. C'est pourquoi il est nécessaire dans certains cas (connaissance insuffisante, maille mal adaptée) de réaliser ce genre d'étude pour pouvoir établir avec précision une taille minimum légale de capture adaptée localement permettant l'exploitation halieutique des stocks tout en limitant son impact sur la population naturelle.                                                              

Les prélèvements d’écailles ont été réalisés en septembre 2017. Leur traitement et analyse seront réalisés à la fin de l’année   

 

  

               Cette étude est réalisée avec les participations financières de la Fédération Nationale pour la Pêche en France et l’Agence de l’Eau Adour-Garonne.

 

 

ETUDE GENETIQUE DE LA POPULATION D'OMBRE COMMUN DE L'ALAGNON

 

            L’ombre commun est naturellement présent uniquement sur le bassin de l’Alagnon dans le Cantal. Celui-ci a été introduit sur d’autres cours d’eau comme la Cère ou la Santoire.

              Une étude génétique a été lancée en 2016pour connaître l’identité génétique des ombres communs de l’Alagnon et ainsi savoir si ceux-ci présentent des spécificités particulières par rapport aux populations présentent sur les autres cours d’eau du bassin de la Loire, ce qui en terme de gestion de l’espèce est primordial.

            Pour se faire, des fragments de nageoires ont été prélevés sur des ombres capturés à la ligne ou lors de pêches électrique sur différents secteurs identifiés de l’Alagnon. Ces échantillons sont en cours d’analyse au moment de la rédaction du livret. Les résultats seront connus à la fin de l’année 2017.